L'initiation
- Alice Le Scouarnec

- 10 sept. 2025
- 5 min de lecture
Ce qui suit est l'Open Journal que j'ai envoyé fin août.
Un journal que je tiens et partage avec ceux qui s'inscrivent. Un email que j'envoie lorsque l'élan se fait sentir, un bout de ce que je vis, de ce qui est brûlant, dans l'instant, qui est appelé à être posé en mots et être lu.
Plus intime et personnel que ce que je partage par ailleurs.
Une aventure intérieure qui pourra éveiller en chacun un miroir certain.
***
Cher lecteur, chère lectrice,
L’été fût riche, intense.
Il semblerait que les temps d’intégration et de transformation aient décidé d’être vécus simultanément, pour plus de sensations fortes.
Le mois de juin me paraît être il y a une éternité et pourtant tout semble être passé si vite. Nous sommes déjà fin août.
L’énergie de la rentrée prend sa place, soutenue par celle de la Vierge qui organise, planifie, prévoie, revoie les plans, range. Tout à fait dans l’énergie de ce que je vis actuellement avec mon emménagement.
La vie suit donc son cours.
La transformation, transmutation, profonde, intense, à laquelle rien ne semble résister.
Une nouvelle vie démarre.
En un an, tout semble avoir été rasé, ou presque.
La destruction pour un retour aux sources, et à la source.
Il a suffi d’une décision, d’un choix.
Un choix qui, à la fois, venait de moi et, à la fois, s’imposait à moi. Le choix de m’en remettre totalement à plus grand que moi, à cette force de vie qui décide, qui guide, qui sait, qui vit en moi autant qu’en tout. Un choix qui a plusieurs visages. Un choix qui prend la forme d’un abandon autant que d’un engagement.
J’oscille toujours. Je m’accroche encore parfois, à la vision du monde, de la vie, de moi, que j’étais avant. Lorsque je suis dedans, elle me paraît si confortable, ce que j’ai toujours connu. Une part de moi aimerait y rester.
Et pourtant tout a changé, rien ne sera plus jamais comme avant.
Elle est confortable tout autant qu’elle me désarçonne.
Un confort mortifère, un confort qui m’anesthésie, qui m’éloigne de moi.
L’inconfort est ma destinée. Celui qui anime mes profondeurs, qui fait jaillir la vie. Cet inconfort est celui de l’égo, de ma personnalité construite, de mon cœur terrifié et non de mon Être profond. La Femme que je sens en moi désire cette vie, elle la recherche, elle s’y abandonne. Elle ne lutte plus, car elle sait qu’il ne sert à rien de résister à ce qui est prévu depuis toujours, à ce qui vit en soi tel un code, un plan, une destinée.
Depuis quand, nul ne le sait, ou peut-être que le UN sait.
L’humaine que je suis se rend. Elle sera toujours là. Mon égo sera toujours là. Simplement, ils serviront un dessein plus grand. Mes peurs lâchent les commandes et se dissolvent dans l’immensité de l’éternité. Ce temps infini dans lequel rien ne s'oublie.
Ce qui se présente et s’annonce est d’une telle ampleur que je n’arrive pas à lui donner de forme. Je vogue dans l’inconnu, chaque pas traçant un chemin invisible qui pourtant semble exister depuis toujours. N’ayant d’autre choix que de lâcher les rassurantes projections et plans futurs, je m’abandonne et ma foi grandit de plus en plus. Dans l’inconnu, sans repère, seule cette énergie de vie, cette énergie divine, est une constante. Elle est toujours là, présente à chaque pas, chaque souffle, chaque regard, chaque naissance, chaque émergence, chaque effondrement.
L’essence ultime de toute chose.
Rien ne semblait me prédestinait à cela.
Mais peut-être que tout m’y prédestinait finalement. Mon ignorance n’est peut-être que le fruit de la lutte que j’ai menée contre l’évidence. Tout comme j’ai rejeté pendant des années l'idée de vivre dans la ville dans laquelle j’habite actuellement.
Il ne sert à rien de lutter contre ce qui est prévu. Je me rends bien compte que ce n’est finalement qu’une perte de temps. Je suis vigilante maintenant à ne pas être animée par l’énergie du rejet, de la fermeture, du non qui naît de la peur, de la résistance. Je sais que cela cache une absence de lucidité, un angle mort, si ce n’est plusieurs. Je sais que je ne peux prendre de décision juste lorsque je suis imprégnée de cette énergie. J’apprends à la débusquer, à l’identifier, dès ses premières apparitions. Ma décision de ne plus résister à ce que la vie m’appelle à vivre joue beaucoup, évidemment. C'était en 2023. Cela m’aide, me rend ouverte. J’ai également moins peur de moi-même, de ce que je ressens, de traverser ce que je vis intérieurement. Cela aide aussi. Cela me permet d’accepter mes failles, mes peurs, mes schémas, et ils sont encore nombreux. J’apprends à m’aimer ainsi, en chemin, en perpétuelle transformation.
Élève éternelle.
J’avance avec autant de conscience que possible.
J’essaie de ne pas me faire avaler, de prendre ma responsabilité, de ne pas fuir l’action. J’essaie de faire ma part. J’essaie de respecter le timing divin, le rythme du vivant, en ne forçant pas lorsque ce n’est pas encore le moment tout en agissant lorsque je serais tentée de fuir et de laisser la Vie faire ma part pour moi.
Un discernement subtil que je ne maîtrise pas encore totalement, particulièrement pour la 2e partie de l’histoire. Ma tendance au repli dans ma grotte est une de mes stratégies favorites, rationalisée par le fait que ‘ce n’est pas le moment’, que “les choses arrivent toujours lorsque c’est le moment”. Ma tendance à accepter le rythme de la vie peut vite se transformer en laisser faire passif.
J’apprends donc à agir, aussi.
J’apprends à sortir de ma zone de confort par décision, et plus uniquement parce que je n’ai plus le choix. J’apprends que cela est possible sans que cela soit du forcing. J’apprends à rester dans cet inconfort intérieur, à distinguer l’inconfort qui m’informe que je dois dire non, que cela n’est pas juste pour moi et celui qui me propose une initiation, qui m’appelle à une traversée intérieure. J’apprends chaque jour. Et la différence devient plus nette.
J’apprends à prendre les choses en main tout en me laissant porter.
Danse de l’Être complet
Entre Ciel et Terre
Dont il unit les polarités
Danse subtile,
Puissante,
De la lumière
Et des profondeurs,
De la chaleur solaire
Et du froid humide de la terre,
Du blanc éblouissant qui dissout
Et du noir profond qui absorbe,
Des abysses et du cosmos.
L’union ultime
L’union absolue
L’unité intérieure
L’accès à l’éternité,
A l’infini présent,
A l’absence de temps,
A l’omniprésence.
Cette divine matière
Cette manifestation divine,
Cette vie terrestre
Cette réalité cosmique.
Un retour à la vie
Par une mort certaine.
Un monde inaccesible
Pour notre seul mental humain
Mais vers lequel notre âme
Ne cesse de nous conduire.
Soutenu.e par la vie
Soutenu.e par le divin
Soutenu.e,
A chaque instant
Dans cette justesse absolue
De tout ce qui est.
De cet espace, la vie est éternelle.
De cet espace, nous sommes éternels.
De cet espace, nous sommes UN.
Je vous souhaite de traverser le plus en douceur possible cette transformation qui nous aspire et d’arriver à baisser les résistances, afin de laisser partir tout ce qui doit tout en laissant entrer ce qui demande à faire partie de votre vie.
Que l’inconfort rencontre la jouissance, dans la légèreté absolue de la paix et de la joie profondes.
Savourons le process.
A bientôt,
Alice
🖤🌹
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