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Le monde, notre miroir

  • Photo du rédacteur: Alice Le Scouarnec
    Alice Le Scouarnec
  • 9 sept. 2025
  • 9 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 sept. 2025

Notre manière de voir et de réagir aux évènements extérieurs est le reflet de notre intériorité.


Dans le monde actuel il est tentant de se faire avaler par la peur, la haine, le rejet, la colère. Or ceci ne fait que nourrir (énergétiquement) un système dont la lucidité est biaisée par la peur et les mécanismes de défense. Et il est fort probable que nous soyons peu à vouloir nourrir un tel système. Être dans la réaction face à un monde qui ne nous convient pas, ne résoudra pas grand chose, pas en profondeur, pas véritablement.


La réaction est une énergie. Il est possible d’agir sans être en réaction et de ne pas agir tout en étant en réaction. L’idée n’est pas de laisser faire mais d’agir juste, quitte à prendre le temps, d'aller à l'encontre de cette force de la réaction (ce que notre système réactionnel intérieur n’aime pas trop généralement. Il est plutôt impulsif).

Une réaction est avant tout émotionnelle. Elle dégage une vibration, une énergie, qui nourrit le système ou la situation extérieure, même lorsque celle-ci est vécue intérieurement sans être exprimée ou transformée en action. L'énergie de la réaction correspond à un ensemble de sensations, d'émotions, de pensées et de comportements. En d'autres termes, s’énerver sur son canapé en lisant l'actualité participe aussi de l’empreinte énergétique globale. Et cela en plus de générer un inconfort évident intérieur. Inconfort dont nous pensons que la cause est extérieure, alors qu'elle est avant tout intérieure.

Je dis tout cela avec la pleine lucidité de mes réactions d'agacement, voire de gros "triggers", contre certains pans du monde. J'ai beau savoir que mes réactions émotionnelles servent surtout à me montrer là où j'ai des angles morts sur mes propres schémas et là où je pense différemment, où je peux créer autre chose, apporter une autre vision, la sortie de ses réactions de protection est un long processus de conscience. J’essaie de ne pas déverser autour de moi lorsque c’est ainsi mais ce n’est pas toujours facile. Ceux qui me connaissent et me suivent sur instagram m'ont certainement déjà entendu râler contre certains fonctionnements de notre monde. Toujours les mêmes généralement. Ce qui nous active parle de nous. Nos champs réactionnels sont des pièces du puzzle.

En vérité, cette réaction est une décharge émotionnelle que je reporte sur l'extérieur. Ce n'est pas un comportement conscient et constructif. Cela nourrit plus les aspects du monde contre lesquels je réagis qu'autre chose. Du moins cela nourrit l'énergie de rejet, de colère, de réactivité non consciente. Cela revient à nourrir l'absence d'amour, de compréhension, d'ouverture à la réalité de l'autre.


Pour ne pas nourrir un système en place, le chemin le plus puissant est évidemment le plus difficile : celui de l’amour et du cœur ouvert.

Cela implique de se libérer intérieurement de toutes nos réactions émotionnelles face à ce qui ne nous convient pas et de nos carapaces de protections. Cela demande de regarder pourquoi nous réagissons ainsi en allant voir les 4 éléments réactionnels : sensations, émotions, pensées, comportements.

Cela ne peut se faire sans apprendre à sortir de la réaction et à rester avec la sensation désagréable que produit l'information ou la situation, afin de décortiquer et identifier précisément le cheminement qui conduit la blessure ou la peur d'origine à la réaction. Cela revient à faire face individuellement à chacune de nos peurs personnelles, relationnelles, et sensation ou peur de manque d’amour, rejet, abandon, de mort, d’impuissance. Sans cela, elles nous dominent inconsciemment et brouillent notre lucidité.

Cela implique également de se regarder en face dans tous nos aspects moches, honteux, violents, que nous préférerions tous mettre de côté et ne pas regarder. Je fais ici référence aux endroits où nous pouvons manipuler l'autre ou les autres pour obtenir ce que nous pensons vouloir, où nous utilisons l'autre pour satisfaire des besoins de nos égos ou combler des zones d'impuissance etc.


Sans ce travail en profondeur, nos schémas se répètent et nous les projetons dans le monde. Ces projections inconscientes généralement nous reviennent en boomerang. J'aime bien donner l'exemple suivant que je trouve assez parlant :

Nous sommes tous plus ou moins en guerre contre des parts de nous, que cela soit conscient ou non. Certaines parts de nous qui demandent à s'exprimer ne sont pas écoutées, voire sont jugées, rejetées par d'autres parts de nous, par notre système de peur et de défense. Cette guerre intérieure est projetée dans le monde. C'est probablement pour cela que la plus belle réaction que l'humain à trouver c'est de partir en guerre contre la guerre. Or un monde où la guerre n'existe plus ne peut émerger que si en nous-même elles n'existent plus. C'est de là que vient la fameuse phrase de Gandhi "Soit le changement que tu veux voir dans ce monde". Tant que nous ne sortirons pas intérieurement de ces schémas intérieurs, il est vain d'espérer un changement dans le monde.

Notre lecture des événements extérieurs, qu'ils soient personnels ou sociaux, ne se fait que par nos prismes individuels, ceux-ci étant nourris, consciemment ou non, de nos blessures de cœur et de nos peurs. Notre lucidité dépend donc de notre plongée intérieure, de si nous avons traversé et transcendé nos peurs et blessures. Un chemin probablement sans fin. Un chemin qui enseigne l'humilité, qui montre qu'au fond, nous sommes bien plus responsables ou bien plus similaires de ce que nous critiquons dans le monde que nous le pensons.


Par ailleurs, désirer un autre monde n’est pas la même chose que de vouloir changer un monde. Dans le premier cas il est question de nourrir une nouvelle réalité.

Dans le second cas il est question de rejeter et juger une réalité qui ne nous convient pas. Cela pousse souvent à faire des changements à la marge, en réaction à l'existant tout en nous économisant la plongée dans l’inconfort que génère le monde que nous rejetons. Cela naît souvent d’une résistance intérieure. Il y a généralement dans ce mécanisme un espoir de ne pas avoir à quitter le monde ou le système en question. Car penser autrement, assumer son désir de voir naître un autre monde, plonger en soi pour le définir et s’engager à lui donner vie, nous amènerait à quitter le monde connu. Demander à ce dernier de changer, c’est faire l’économie du travail intérieur qui permet de construire autre chose. C'est une négociation pour éviter d'aller voir en face les peurs qui nous habitent à l’idée de quitter le système en question et / ou d'assumer notre vision personnelle.

Ce travail est terrifiant.

Cela ne plaît à notre égo qui aime la sécurité.

Et ce monde, bien qu'inconfortable, est connu. C’est donc plus sécurisant que de plonger dans une réalité à laquelle nous n’arrivons pas encore à donner forme.


J’aime donner l’exemple d’une relation de couple où l’une des parties est insatisfaite et tente de changer l’autre pour ne pas avoir à faire face à la douloureuse réalité que, soit c’est à lui / elle de changer (c'est un autre sujet qui sera peut-être abordé une prochaine fois sinon cet article va se transformer en livre), soit que la relation est terminée et que la réponse est de vivre autre chose. C’est le même mécanisme à l’œuvre dans toutes nos compulsions à vouloir changer l’extérieur, particulièrement si cela s’accompagne d’impuissance parce que cet extérieur ne change pas. Ces situations sont le signal qu’il y a autre chose, une autre voie, plus terrifiante, qui implique un deuil et une transformation personnelle considérable.


C’est extrêmement dur, beaucoup plus dur que de partir au combat. C’est certainement pour cela que l’humanité en est encore là.


Donner vie à un autre monde ce n’est pas aller évangéliser l’extérieur ou lutter contre lui, c’est l’incarner avant tout, en soi. C’est le vibrer.

De cet espace, nos cœurs ne sont pas sous protections, ils sont ouverts et l’amour circule en nous. Alors seulement il est possible d’identifier avec lucidité les actions à mener.


Les religions dans leur essence portent ce message de l’Amour comme voie. Mais nous n'avons pas été capables de l’entendre et de le vivre. Et encore une fois, compte tenu de ce que cela nécessite de regarder en soi, cela se comprend. La religion a été rejetée dans certains pays (la France notamment) ou travestie en l’utilisant à des fins de pouvoir et de domination (par la peur). Je ne dis pas ici que cela était intentionnel. Notre système de peur peut s’approprier un message originel venant d'une énergie d'Amour et le transformer pour satisfaire un paradigme sécurisant, même si cela va à l’encontre de ce que notre cœur et La Vie nous appellent à vivre. Ainsi l’Eglise et les Religions ont pu et peuvent s’adresser aux peurs des gens plus qu’à leurs cœurs. (c'est très synthétique et la religion ne se résume pas à cela bien sûr).

En rejetant ce que les hommes et le dogme ont fait de l’essence de la foi et de la connexion à plus grand que nous, nous avons perdu contact avec l’essence même de ce que nous sommes appelés à devenir et avec l’accès à la transcendance de nos douleurs humaines. Nous avons perdu contact avec une partie de ce que nous sommes.

La religion est un moyen parmi d’autres d'accéder à ces espaces de transcendance, de foi et d'amour mais ce n’est pas le seul. Elle ne fait que présenter une vérité universelle accessible à tous au plus profond de soi. Croire ne suffit pas, il est question de le vivre, et cela s'expérimente au plus profond de notre être.


En évitant de nous regarder en face, nous tournons en rond dans nos égos, terrifiés d’aller connecter en profondeur ce que nos cœurs ont à dire, avaler par une vision purement terrestre et matérielle de la vie. Le « je ne crois que ce que je vois ou ce qui est prouvé » parle de lui-même.

Et pourtant même la science avec la physique quantique nous amène à élargir notre perception (lentement certes mais elle y va). Elle n’est pas la seule. En faisant des recherches tout le savoir est déjà présent depuis des millénaires. Or savoir ne suffit pas. Il est question d’expérimenter, de vivre cette réalité avec toutes nos cellules.

Notre mental est rassuré par la science car il est plus confortable d'avancer sur un chemin, balisé, prouvé, validé par des experts que de sauter dans le vide sans savoir où nous allons, ce qu’il va se passer et sans avoir de validation rassurante d'un modèle connu qui montre le chemin. Ce qui est le principe d'un changement de paradigme.

Moi qui suis aujourd'hui assez à l’aise dans l’inconnu, l’invisible et qui ai la foi, je me surprends encore à être rassurée lorsque je lis que certains scientifiques ou personnes de renoms confirment ma vision des choses et mes compréhensions intuitives.

Or la transcendance, la foi, l’Amour sont accessibles uniquement en lâchant le contrôle mental, le besoin de comprendre. Ce sont des réalités que nous connaissons déjà, des empreintes sensorielles que nous avons en nous. Nous n'avons besoin de personne pour y accéder si ce n'est notre désir, notre intention et certainement notre courage.

Car y accéder nécessite d’oser plonger en soi, d’oser faire face à ce qui bloque l’Amour, la foi, la transcendance, en soi. Pour les vivre encore faut-il que nous n'ayons plus de réactivités car chaque tension bloque le chemin vers cela, chaque réaction ferme le coeur, ferme le corps, et nous fermer à notre réceptivité.

Vivre l'Amour, la foi, la transcendance, implique donc de faire face à nos peurs les plus profondes, évidemment, sinon ce n’est pas drôle.


Nos mécanismes nous conduisent aujourd’hui à cherche l’immortalité par le contrôle du vivant alors qu’elle est accessible naturellement dans le respect total de ce que nous sommes et du vivant. L’immortalité est transcendantale et énergétique. Nous la recherchons sur le plan physique, oubliant que nous sommes bien plus que notre corps. Nous nous perdons dans nos désirs de pouvoir, de (sur)puissance et dans nos peurs. Agir depuis ces espaces ne peut être sans conséquence.

La Vie aura toujours raison de nos égos. Le Vivant nous rattrapera toujours. D’autres civilisations ont été englouties. Nous ne serions pas la première.


L’Amour est notre salut.

La Vie est notre guide.

Elle nous initie à chaque instant.

Elle nous montre le chemin.

Si nous arrêtons de lutter.

Nous donnerons vie à un autre monde.


Et cela commence par nous

Notre vie quotidienne

Nos pensées

Nos réactions

Nos choix de vie.


Cela commence dans le silence.

Cela commence dans le non-agir.

Cela commence en nous,

Avant de, peut-être, l’amener dans le Monde.


En espérant que ce texte vous aura inspiré et nourri dans votre cheminement personnel.


**


🌹 Si vous souhaitez explorer certains aspects de votre vie que vous vivez comme une tension et que vous souhaitez les transformer afin d'accepter l'initiation qui se cache derrière l'inconfort,

🌹 Si vous souhaitez poser un regard initiatique sur les expériences de votre vie passée qui vous pèsent encore aujourd'hui, pour être en paix avec votre histoire,

🌹Si vous souhaitez trouver une sérénité quant aux évènements futurs de votre vie personnelle ou plus globalement,


Je vous invite à prendre rdv avec moi via la page contact.


A bientôt,


Alice


"Emergence", oeuvre personnelle, 2021, acrylique, 80x80 (zoomée en son centre)
"Emergence", oeuvre personnelle, 2021, acrylique, 80x80 (zoomée en son centre)

 
 
 

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