Oublions le réchauffement climatique, choisissons la Vie.
- Alice Le Scouarnec

- il y a 7 jours
- 4 min de lecture
Cet été j’ai été frappée par une évidence.
Le réchauffement climatique n’est pas le sujet.
La majorité des discours qui appellent au changement de nos modes de productions, consommations, fonctionnements, sont soutenus par la menace de conséquences désastreuses dues au réchauffement climatique.
Or si la menace d’une mort, ou d'un danger vital, future mais néanmoins diffuse et incertaine était suffisante pour faire réaliser l’importance de la Vie et des changements à faire pour la soutenir, nous n’aurions plus de fumeurs.
J’irai même plus loin.
Le réchauffement climatique n’est pas le sujet.
Le sujet c’est que nous sommes collectivement déconnectés de la Vie (j'entends ici, l'énergie de vie, l'énergie vitale). Quand bien même notre climat ne vivrait pas de tels changements, cela ne changerait pas que nos sociétés se construisent sur des fondations bancales car déconnectées de ce qui rend profondément vivant.
Penser que c’est à coup de menaces que l’humain prend conscience de ce qui est important est une illusion. Cela ne fonctionne pas avec les enfants, cela ne fonctionne pas plus avec les adultes.
À la limite cela peut créer l’inverse, du rejet, du refus, ou de la résistance passive.
C’est donc contre-productif.
Ce qui importe au fond, c’est la racine de ce qui se cache derrière tout cela. De ce que je perçois, la racine parle de la Vie, du Vivant.
Nos systèmes soutiennent-ils la Vie ? Ou, en d’autres termes, sont-ils vivants ?
Cela revient également à se demander si nous sommes connectés à la Vie en nous ? Nos décisions individuelles et collectives sont-elles prises depuis un espace vivant en soi ou depuis un espace de peur, de contrôle ? (sachant que notre tendance au contrôle naît de la peur)
Ne nous laissons pas aveugler par notre peur de la mort, ni par la peur du changement. La priorité est de suivre ce que la Vie en nous nous demande de vivre, de suivre la part de nous qui sait ce qui nourrit l’énergie de vie, l’énergie vitale en nous.
Elle seule peut nous mener vers des décisions qui soutiendront le vivant dans sa globalité.
C’est un changement de paradigme considérable, qui s’opère en premier lieu à l’échelle individuelle. Il n’est pas possible de “penser” ou construire mentalement une décision vivante, un système vivant. Pour en être capable il est nécessaire d’être profondément connecté à l’énergie de vie, de sentir que nos décisions nourrissent la Vie. La priorité est donc de s’assurer que nous sommes, intérieurement, connectés à la Vie et que nos choix et décisions de vie honorent celle-ci.
Ainsi la forme que prendra notre vie depuis cet espace intérieur sera profondément vivante.
Ainsi les systèmes qui émergeront seront profondément vivants.
Eviter la Mort n’est pas le sujet.
Le sujet est de suivre la Vie.
Là, nous pouvons tous ressentir un désir de mouvement.
Quant à la forme que cela prendra, l’avenir nous le dira, ne figeons rien.
Pour le moment interrogeons-nous :
Savons-nous ce que cela signifie nous sentir profondément vivant ?
Ressentons-nous cette énergie puissante de Vie jaillir du plus profond de notre Être ?
La ressentons-nous au quotidien ?
Ressentons-nous nos cœurs rayonner d’amour quand nous pensons à notre vie, à la vie ?
Ressentons-nous ce désir brûlant de vivre, pour notre existence ?
Sommes-nous en paix avec la Vie et tout ce qu’elle propose, les joies comme les épreuves ?
En transformant en profondeur l’espace intérieur à partir duquel nous agissons, avec l’intention de sentir ce qui nourrit la vie, alors nous avons accès aux décisions véritablement justes. Pas celles qui nous semblent justes parce que la menace plane ou parce qu'elle rassure notre système de peurs, mais celles qui sont vécues intérieurement comme profondément vivantes, celles qui ouvrent le cœur, celles qui font vibrer un désir profond de vivre.
Alors notre vie, quelle que soit sa forme, devient un espace d’amour et de joie et notre direction individuelle nourrit la Vie dans le système et le système devient lui-même vivant.
Cela demande bien sûr de faire un sacrifice de taille, car un tel changement n’est pas sans coût. Cela demande d’accepter de lâcher le contrôle, le désir de convaincre, la compulsion à vouloir avoir raison pour aller regarder dans tous les recoins de sa conscience et de ses fonctionnements là où nos peurs et nos résistances bloquent la circulation de la Vie.
Cela demande de faire des transformations souvent importantes dans sa manière de vivre et d’accepter potentiellement de perdre ce à quoi notre système de peur est attaché, car nous avons généralement construit nos vies sur la base des recommandations de notre système de défense et de survie globale et non depuis l’espace de Vie et d’amour absolu.
Ce chemin est accessible à tous.
C’est un choix.
Un choix qui est avant tout individuel. Nous bloquons tous la circulation de l’énergie de vie en nous d’une manière ou d’une autre.
Bien sûr nos mécanismes de défense sont ingénieux, ils n’hésiteront pas à trouver tout un tas de subterfuges pour nous faire rester dans la vie confortable dans laquelle nous sommes installés (aussi inconfortable soit-elle d’ailleurs). Le tout est de gagner en discernement pour sentir quelle part de nous s'exprime : la Vie ou la peur.
Nous sommes les seuls à nous priver de ce que nous désirons profondément.
Et au fond, se sentir profondément vivant, dans l’amour et comblé d’une joie absolue est une direction que nous désirons tous.
C’est celle qui nous rassemblera et nous réunira.






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